Transcrire l’Amérique (Transcribir América), Usages et Pratiques de l’écriture et de la réécriture dans les « Nouveaux Mondes » (XVIe-XVIIe siècles)
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Le projet Transcrire l’Amérique (Transcribir América), Usages et Pratiques de l’écriture et de la réécriture dans les « Nouveaux Mondes » (XVIe-XVIIe siècles), porté par Hélène Roy de l’Université de Poitiers, et Jean-Noël Sanchez, de l’Université de Strasbourg, membre de l’axe 2 et du comité exécutif de l’ITI-HISAAR, s’inscrit dans ce qui est désormais une longue histoire, puisque le premier séminaire auquel il a donné lieu s’est déroulé à Poitiers en 2021. Ont suivi des événements scientifiques organisés à Strasbourg, en 2022, puis à Séville (Universidad de Sevilla / Archivo General de Indias, 2023), Paris (EHESS, 2024), Rome (Roma III, 2025) et bientôt Lima (Pontificia Universidad Católica de Perú, 2026).
L’objet de Transcrire l’Amérique est la mise en place d’un réseau international de spécialistes d’histoire coloniale espagnole en Amérique et dans ses extensions asiatiques (notamment les Philippines), en vue d’établir un corpus de textes inédits permettant d’appréhender le processus de création ou recréation scripturale des espaces extraeuropéens à l’aube des temps modernes.
Ce projet qui est entré en phase II de l’évaluation ANR (Agence Nationale de la Recherche) réunit d’ores et déjà des spécialistes internationaux de ce champ d’étude, et a connu année après année un développement exponentiel. L’ITI-HISAAR y est particulièrement engagé, puisque, outre Jean-Noël Sanchez qui coordonne les sous-corpus concernant les acteurs invisibles, l’Asie, et la documentation en langues Visayas (centre des Philippines), Alejandro Valencia-Martin, qui vient d’être recruté comme postdoctorant au sein de l’ITI-HISAAR, se chargera pour sa part de la supervision des sources religieuses.
Une caractéristique notable de ce projet est son ouverture aux langues autochtones, philippines mais aussi méso-américaines (David Tavarez pour les langues nahuatl et zapotèque, Sergio Romero pour les langues maya) et sud-américaine (Hélène Roy pour le quechua). De même, les phénomènes religieux et les écrits auxquels a pu donner lieu l’évangélisation des « Nouveaux Mondes » s’y trouvent en bonne place. Ainsi, tandis qu’une grande partie des textes en langue indigène qui nous sont parvenus ont été produits dans le cadre des missions, le projet compte aussi un responsable des relations du clergé avec Rome (Flavia Tudini).
Pour plus de renseignements :
Image : « Routier de l'expédition d'Hernando de Grijalva à la découverte de la Mer du Sud »
(Archives Générales des Indes – Séville, Patronato 20, 5, 7 ; c. 1533).